que manger enfant malade

Que faire manger à un enfant malade?

La question de l’alimentation est toujours un véritable casse-tête lorsque les enfants sont malades et perdent totalement l’appétit. En effet, que faire manger à un enfant malade? Et même comment faire manger un enfant malade?

Je crois qu’il y a deux écoles concernant la question de l’alimentation de l’enfant malade. Il y a les partisans d’une nourriture ultra-saine, composée de soupes, infusions et autres boosters de santé qui devraient l’aider à se battre contre les virus et à retrouver de la vitalité. Et ils ont raison. Et les autres, comme moi, plus pragmatiques ou plus laxistes, partisans du « tout ce qu’il acceptera d’ingurgiter, tout simplement ». Et ils ont raison aussi, car comme chacun le sait, il n’existe pas de règle préétablie concernant l’éducation, et chacun applique à sa façon la meilleure approche possible pour ses enfants. Après m’être beaucoup questionnée, j’ai donc choisi de prendre la question de l’alimentation avec beaucoup de recul et de souplesse lorsqu’ils sont malades. Avec une première phase, au plus fort de la fièvre, en me tenant presque exclusivement à leur écoute, puis en les ramenant petit à petit vers une alimentation classique et équilibrée.

Ecouter les envies du petit malade

Un enfant malade, avec souvent de fortes fièvres qui dépassent les 39, voire les 40, et éventuellement des maux de gorge qui entravent sa déglutition, n’ont aucun appétit, et a fortiori aucune envie. Difficile donc de leur faire avaler quoi que ce soit. Je sais par expérience, pour avoir passé des heures en cuisine à me casser la tête pour trouver « la » bonne idée de soupe, de potage ou de purée qu’ils accepteraient dans leur état, qu’il est vain d’espérer pouvoir leur faire supporter quelque chose qui se rapproche d’un repas classique. Et, alors même qu’ils luttent et souffrent de ces fortes poussées de fièvre, je cède devant leur état et renonce à les contraindre à un repas sain mais imposé.

Aussi maintenant je me place entièrement à l’écoute de mes petits malades. Je me fais force d’empathie, pour comprendre ce qu’ils traversent et me caler sur leur rythme, leurs besoins, leurs envies. Cela consiste donc à:

  • Attendre le bon moment. Lui demander régulièrement s’il a faim et souhaite manger, et lui proposer des aliments précis, sans insister trop lourdement, en attendant le moment où il finira par accepter. Pas d’horaires imposés donc. Peu importe s’il est 18 heures et qu’il soit trop tôt pour dîner, ou 4 heures du matin quand la fièvre commence à tomber: s’il a faim, je profite de la première occasion.
  • Abandonner les règles habituelles des repas. Tant pis s’il se tient mal, et je ne regarde pas les coudes sur la table ou la façon de tenir ses couverts. Je peux même le faire manger à la petite cuillère si cela l’aide! S’il est trop faible pour se lever, je lui prépare un petit plateau pour manger dans son lit ou sur le canapé. Si un petit dessin animé permet de faire diversion, je n’hésite pas non plus.
  • Soigner la présentation. Ainsi affaiblis, ils sont encore plus sensibles aux marques d’attention que l’on peut leur prodiguer jusque dans leur assiette. Un petit mot glissé à côté de son verre, un bol en déclaration d’amour, une petite fleur sur la table… Ils apprécient toujours, et peuvent se montrer plus ouverts à ce qui leur est ainsi proposé.
  • Ne pas juger les envies: s’il n’a pas mangé depuis 24 heures et a d’un seul coup envie d’un bonbon ou de frites… tant mieux!
  • Réduire toutes les quantités. Mieux vaut se contenter de quelques aliments bien choisis qu’il pourra plus facilement s’approprier que de l’effrayer avec une assiette trop garnie qu’il sait qu’il ne pourra pas finir et qui risque de le décourager.
  • Hydrater beaucoup, et en profiter pour glisser quelques jus ou même sirops selon ses goûts.
  • Faire preuve de pédagogie, notamment quand il commence à aller un peu mieux. Lui expliquer que sa perte d’appétit est tout à fait normale, mais qu’il a aussi besoin de forces et qu’il serait bon pour lui d’accepter au moins quelques bouchées. Et ne pas oublier de féliciter ses efforts!
  • Etre patient… Même si le temps passé sans s’alimenter nous parait long, il finira par manger, il suffit d’attendre le bon moment.
  • Ne pas paniquer s’il ne mange pas, ou presque pas. Mon fils de 10 peut rester 24 à 48 heures en ne mangeant qu’une compote… mais je sais qu’il se rattrapera ensuite.

Pour dresser une liste des quelques aliments qu’ils arrivent à avaler, au compte goutte, pendant le pic de la maladie, et que j’ai toujours en stock au cas où :

  • des soupes liquides au potiron pour sa douceur en bouche qu’ils acceptent plus facilement que les autres,
  • des compotes à boire,
  • des yaourts à boire,
  • des gourdes de crème aromatisées, à la vanille ou au chocolat par exemple,
  • des bananes,
  • des jus de fruits, frais si possible.

Je reste ainsi totalement à l’écoute de leurs besoins et envies sur les deux premiers jours de la maladie, qui correspondent généralement aux pics de fièvres les plus forts.

Ré-alimenter les enfants malades

Ensuite, il faut bien les amener à reprendre une alimentation suffisante, même s’ils ne s’y sentent pas encore totalement prêts.

Le troisième jour, je devient plus insistante. J’impose des assiettes, toujours très réduites en taille pour ne pas les effrayer, et avec des aliments qu’ils sont censés aimer en temps normal et qui sont faciles à manger. Par exemple, jambon / purée, ou blanc de poulet / pâte, ou poisson pané / carottes. Juste une ou deux cuillères, mais qui deviennent obligatoires. Ainsi qu’un bol de soupe le soir. Incontournable, facile à boire et plein de vitamines.

On revient ainsi petit à petit sur le rythme des repas et sur une alimentation complète. Généralement, le quatrième jour maximum, en fin de maladie, les choses rentrent dans l’ordre assez naturellement.

Voilà pour ma façon de gérer les repas de mes enfants malades. C’était d’ailleurs mon quotidien pendant une semaine, avec 3 de mes 4 garçons alités, chacun pour une raison différente (angine, otite et grippe)…

Et chez vous, ça se passe comment? Quelques astuces à partager pour aider vos enfants malades à manger?

5 commentaires sur “Que faire manger à un enfant malade?

  1. Pour mes enfants, je suis les conseilles de mon pédiatre: bonbons, sirop dans l’eau, compotes, yaourt à boire, crème de marron, confiture à la cuillère. (du sucre pour qu’il ai de l’énergie, les 2 premiers ne sont réservé qu’occasionnellement à la maison). Et ensuite ce qu’il me demande. Mais souvent ils ne mangent pas grand chose pendant 24 à 48h en général. Ensuite je fait comme toi des plat qui passe tout seul: purée-jambon, coquillette…
    Bisettes

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