Quand il est difficile d’avoir un bébé

Je me rends compte autour de moi de la difficulté qu’ont de nombreux couples à concevoir un enfant, certainement même plus aujourd’hui qu’auparavant, tant en raison de changements de société (le fait d’avoir un enfant de plus en plus tard, le stress) que de changement environnementaux (les solvants, les pesticides, l’exposition aux radiations, voire aux ondes électromagnétiques…). Une étude m’a même appris que la concentration du sperme chez les français a diminué d’un tiers entre 1989 et 2005 ! Rien d’alarmant cependant, nos hommes restent tout à fait dans la norme de l’OMS. Une autre étude du BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire) m’a également appris que « En France, environ 1 couple sur 4 à 6 qui arrête d’utiliser un moyen de contraception sera concerné par une infécondité involontaire d’un an ».

Une période particulièrement difficile pour les futurs parents, à affronter ensemble en couple, à la fois dans la patience forcée et dans l’initiative pour trouver les solutions appropriées à chaque cas.

Des conseils « naturels »

Les premiers conseils à donner pour avoir un bébé « naturellement » touchent essentiellement à l’hygiène de vie : arrêter de fumer, privilégier une alimentation saine, préserver son sommeil… et éviter le stress en se focalisant trop sur la grossesse attendue. Pas besoin de planifier spécifiquement les rapports sexuels, l’important est de garder une activité sexuelle régulière et normale. Un petit booster utile : l’acide folique, que l’on trouve dans les céréales, les légumes verts à feuilles, ou sous forme de gélules. Une autre idée, souvent peu connue : l’homéopathie, ou l’acuponcture pour jouer sur les blocages émotionnels, le stress, son équilibre hormonal ou même la qualité de ses ovocytes ou du sperme.

Bon à savoir : il faut compter une chance d’environ 1 sur 4 de concevoir un bébé à chaque cycle à 25 ans, et une moyenne constatée de 3 à 6 mois selon l’âge.

Examens et traitements de stimulation

On estime qu’on peut consulter un spécialiste au bout d’un an avant 35 ans, de 6 mois après 35 ans car le taux de fécondité diminue ensuite rapidement. C’est vers son gynécologue qu’il faut se tourner dans un premier temps, pour essayer de déceler les problèmes éventuels et solutions à y apporter. Il pourra effectuer une série de tests, du simple questionnaire aux examens sanguins et radiologiques chez monsieur et madame. Dans le cadre d’une assistance à la procréation, on pourra alors commencer un traitement de stimulation ovarienne, par voie orale (comprimés) ou injections (piqûres).

Bon à savoir : on peut alors être enceinte dans les quatre premiers mois du traitement, ou recommencer.

La procréation médicalement assistée

Plusieurs méthodes de PMA peuvent être proposées : insémination artificielle (les spermatozoïdes sont préparés et injectés directement dans l’utérus) et fécondation in vitro (fécondation en laboratoire avant implantation des embryons dans l’utérus).

Bon à savoir : ces méthodes de PMA ont un taux de réussite moyen de 20%.

A l’étranger, des établissements proposent une prise en charge plus rapide, parfois moins onéreuse et facilitée, avec des solutions alternatives comme le don d’ovocyte (on reçoit les ovocytes d’une donneuse – méthode très encadrée chez nous avec beaucoup d’attente) ou la vitrification des ovocytes (système de cryoconservation possible mais encore peu répandu en France). De nombreux couples en difficultés se tournent donc vers l’Espagne toute proche, où la clinique IVI de Madrid présente 90% de réussite à ses patients, par le biais de toutes les techniques de procréation médicalement assistées envisageables.

 

3 commentaires sur “Quand il est difficile d’avoir un bébé

  1. Je pense que le plus difficile est de ne pas savoir pourquoi on n’arrive pas à concevoir. J’ai mis deux ans à tomber enceinte, mais je savais dès le début qu’elle était le problème (pas d’ovulation ou très très irrégulièrement) et donc qu’il y avait des solutions. Mais si les premiers traitements n’ont eu aucun effet, je savais qu’il me restait encore les solutions IA ou FIV. Et ça a fini par marcher (trop même).
    L’autre difficulté est d’y penser tout le temps. Même si tu essayes de pense à autre chose, les traitements quotidiens te le rappelle.
    Récemment ma gynécologue m’a prescrit un traitement à nouveau, j’ai commencé à stabiloter mon agenda, je me suis dit que j’allais encore devoir compter, trouver un endroit non douloureux dans mon ventre pour faire les injections… un acte manqué ou pas : impossible de retrouver l’ordonnance. J’ai du la jeter à la poubelle.

    Bonne soirée

    1. Ne jamais mais alors jamais baisser les bras même si c’est pas facile. Ce bébé en vaut la peine mais c’est vrai que la façon dont il est conçu n’est pas simple à vivre. Alors courage et que des ondes positives pour cette nouvelle année, une future nouvelle page qui commence…

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