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Ma diète digitale forcée

J’ai entendu l’expression de détox digitale cette semaine, et elle m’a beaucoup amusée. Parce que cela fait un mois que j’ai été soumise  une détox digitale forcée justement ! Ma ligne téléphonique et ma box se sont mises d’accord pour me lâcher en même temps, ce qui a rendu le diagnostic plus long et difficile avant de pouvoir procéder aux réparations nécessaires. Tout devrait rentrer dans l’ordre ce week-end, mais en attendant j’aurais vécu, depuis le 2 avril, un mois complet de diète digitale imposée…

Premiers jours déconnectée

Les premiers jours, j’avoue avoir été déboussolée et perdue. Chaque matin, je me lève une heure plus tôt pour avoir le temps de prendre mon café au calme, en surfant tranquillement sur mon canapé. J’en profite pour lire les infos, chercher des idées d’activités à faire en famille, et visiter les blogs des copines. Alors chaque matin de cette première semaine « off », je continuais mon rituel, confiante, dans l’espoir que tout serait revenu dans l’ordre pendant la nuit, et pestais contre la connexion toujours inexistante. A chaque moment de la journée où une question se posait à moi, j’avais la tentation de vérifier immédiatement ma ligne pour voir si je pourrais en chercher la réponse en googelisant ma demande…

Les habitudes changent

J’ai donc passé une semaine à refuser la fatalité d’une déconnexion totale dans mon quotidien, avant de changer petit à petit mes habitudes. Le matin ? Je me suis finalement levée un peu plus tard, et ce n’était pas si mal ! Dans la journée, je me suis rendue compte qu’à part pour travailler, je n’avais pas vraiment besoin d’être connectée. Au lieu de travailler chez moi, j’ai par ailleurs pris la route du bureau, sans problème de connexion, pour y passer quelques journées de travail, et ça faisait du bien d’être plus entourée et de discuter avec mes collègues autrement qu’au téléphone ! Quant au soir, à l’heure où d’autres regardent un film, et où j’avais l’habitude de me balader sur la toile une dernière fois, j’ai tout simplement opté pour un bon livre !

Une diète digitale plus qu’une détox

Ma déconnexion n’a pas été totale, car nous avons toujours les écrans et le téléphone (qui nous permet également si besoin de nous connecter en l’actionnant comme émetteur Wi-fi, mais en vidant rapidement la batterie de l’appareil et avec un débit plus lent et une navigation moins agréable, solution que je n’ai donc que peu utilisée finalement). Mais sans télévision (par choix, nous ne recevons pas la télé à la maison) et sans Internet, on peut déjà parler d’une petite diète digitale ! Surtout qu’un mois est une période suffisamment longue pour une certaine prise de conscience.

En conclusion après un mois de diète digitale

Je ne m’estime pas accro aux objets hyperconnectés, car je sais les laisser à leurs places pendant les vacances ou week-end entre amis, je n’en ai pas besoin au cinéma ou au restaurant, ne sors jamais avec ma tablette, et vis très bien en ne consultant ma messagerie qu’une fois par jour, comme ma boîte aux lettres.

Pourtant, cette simple déconnexion d’internet pendant un mois m’a fait réaliser que malgré tout, certaines sphères de ma vie pouvaient être améliorées et allégées en décrochant un peu plus.

Impossible de se passer d’Internet pour travailler, même pour traiter de l’administratif ou de la compta : tout passe par le web, et nous outils sont sur le cloud. Mais j’ai compris que de pouvoir travailler à distance, de chez moi, ne me dispense pas d’une présence régulière au bureau. J’ai apprécié de voir mes collègues plus régulièrement, et me suis sentie plus impliquée d’être sur place. J’ai décidé de travailler ainsi une journée par semaine, pour un meilleur équilibre professionnel.

Côté personnel, mon temps du matin par exemple, m’a beaucoup manqué et me paraît aujourd’hui essentiel à mon équilibre car c’est là que je vais chercher des informations, de l’inspiration, et des échanges. Il me construit et m’aide à m’épanouir, et je vais être heureuse de le retrouver. En revanche, il est bon qu’il soit cantonné à ce moment donné. Céder à la tentation de surfer ainsi à tout moment de la journée était devenu chronophage et m’empêchait parfois de profiter de ce qui m’entourait immédiatement. De même, remplacer une connexion le soir par un bon bouquin, comme je l’avais toujours fait avant, doit revenir une habitude tout de suite : c’est un vrai moment hors du temps de plonger dans un livre, et le sommeil semble meilleur ensuite !

 

Pas de grande révolution pour moi après cette diète digitale, car je pense qu’il ne faut pas renier ces nouveaux outils à notre disposition, simplement bien les considérer comme tels et ne pas leur laisser prendre plus de place qu’il n’en faut. Mais tout de même de petites habitudes à changer, pour mieux vivre en restant connectée !

 

3 commentaires sur “Ma diète digitale forcée

  1. Comme je me retrouve là !
    Et en même temps, quand on se retrouve soudainement privée d’accès au net, quelle angoisse !
    C’est comme le chocolat : il faut savoir en avoir toujours dans le placard, mais en contrôler sa consommation ^^

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